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Des vaccins
thérapeutiques
L’unité de Régulation immunitaire et
vaccinologie (Institut Pasteur-Inserm U883), que
dirige Claude Leclerc, travaille à la
mise au point de candidats-vaccins t hérapeutiques
contre les cancers. Contrairement à la
vaccination préventive, la vaccination
thérapeutique vise à stimuler les réponses
immunitaires des patients quand la
maladie est déjà déclarée. Ces
candidats-vaccins anti-cancers pourraient donc
dans l’avenir être utilisés comme traitement
curatif complémentaire à la chirurgie, la
radiothérapie et la chimiothérapie. Faisant
appel aux capacités de mémoire du système
immunitaire, ils présenteraient l’avantage de
prévenir les rechutes.
> Regarder l'interview de Claude
Leclerc sur les vaccins thérapeutiques
MAG-Tn3 : un projet
prometteur contre de nombreux cancers
 Les chercheurs de
l’unité travaillent sur un candidat-vaccin
appelé MAG-Tn3 ,l’équipe de recherche à
l’origine du projet MAG-Tn3 : Richard Lo-Man*,
Sylvie Bay** et Claude Leclerc* (*unité
Régulation immunitaire et vaccinologie, ** unité
de Chimie des Biomolécules.), qui a pour cible
les adénocarcinomes, des cancers qui touchent
presque tous les organes du corps humain et
notamment le poumon, la prostate, le
sein, le colon, et l’ovaire. Ce
candidat-vaccin s’appuie sur l’utilisation de
l’antigène Tn, fortement exprimé à la surface
des cellules tumorales de ces cancers. Des tests
réalisés en laboratoire ont démontré son
efficacité chez la souris : une vaccination avec
le MAG-Tn3 avant la greffe des cellules
tumorales protège contre l'apparition d'une
tumeur dans 70 à 90 % des cas. Mais plus
important, le traitement par le MAG-Tn3 de
souris déjà atteintes de tumeurs a permis à 70%
d'entre elles de se débarrasser de ces tumeurs.
Le succès de cette première phase de tests
en laboratoire permet aujourd’hui d’envisager
son évaluation chez l’homme. Il faut donc à
présent produire ce candidat-vaccin dans les
conditions techniques et scientifiques
acceptables pour une administration chez l’homme
et vérifier chez l'animal son innocuité. À la
suite de cette phase de mise au point, une
formulation finale pourrait être proposée à des
patients volontaires atteints de cancer.
Plusieurs années d’essais cliniques, destinés à
établir la bonne tolérance et l’efficacité du
vaccin, seront nécessaires avant d’obtenir
l’autorisation de mise sur le marché qui
permettra d’administrer le vaccin de manière
plus large à des patients atteints de
cancer.
Des
candidats-vaccins contre le cancer du col de
l’utérus et le mélanome
L’équipe a ces dernières
années, en collaboration avec d’autres unités de
l’Institut et la société BT Pharma, développé
un vecteur vaccinal particulièrement
performant, utilisé dans la mise au point de
deux candidat-vaccins thérapeutiques dirigés
respectivement contre le cancer du col de
l’utérus et le mélanome. Ces deux projets
sont en cours de préparation d’essais cliniques
chez l’homme.
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